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M. Fidel Fita a publié, dans le Boletin de la Real Academia de la Historia, de Madrid (tome X, juin 1887, p. 465 et suiv.), un document du plus haut intérêt: c'est la répartition des maisons de la juiverie de Jerez de la Frontera faite par le roi Alphonse X, après qu'il eut conquis cette ville en octobre 1261. La pièce a été rédigée en 1266, et elle fait partie du cadastre de la ville dressé à cette époque. L'original est perdu, mais une copie en fut faite, par les soins de la municipalité, en octobre 1338, et c'est d'après cette copie que M. Fidel Fita a publié le chapitre relatif à la juiverie.
La pièce décrit les maisons l'une après l'autre. Chaque article est composé de trois parties: 1º description très sommaire de la maison; 2º énumération des confronts (le précédent, le suivant, celui de derrière); 3º indication du propriétaire à qui la maison a été allouée par le roi.
Il n'est pas très facile de faire le
compte des maisons et des propriétaires. Les noms sont souvent
estropiés soit par le premier rédacteur, soit par le premier
copiste, ce qui rend les identifications difficiles; il y a des personnes qui
figurent dans l'énumération des confronts et qu'on ne retrouve
plus dans l'indication
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Il ne sera pas superflu que nous notions ici, en détail, quelques unes des remarques que nous avons faites sur ces imperfections et incorrections de la pièce.
Voici, d'abord, une liste de personnes qui figurent daus l'indication des confronts, et dont cependant les maisons ne sont pas décrites. Ce sont: Abraham Atabac, nos 33 et 34: Fi[ls d']Alexul, nº 54; Aly Axucuri, nos 23, 24 (Xucuri) et 25; Çag fils de Mayr, nº 78; Cimha fille de Pumia nº 21 (sa maison a été omise par erreur, probablement parce que la propriétaire de la maison suivante s'appelait aussi Cimha (nº 22); Culeyma Adarhi, nº 87; Falcon, nº 81; Salomon Ballestero, nº 17; Samuel Hodeida, nos 2, 13, 14; Aben Rrahab, nº 24 (cf. nº 19).
Le rédacteur est amené décrire, à côté des maisons, des establia et des solar, mais comme certains propriétaires ont des solar éloignés de leurs maisons, il lui arrive de décrire deux fois ces solar, la première fois lorsqu'il décrit la maison du propriétaire, la seconde fois lorsqu'il arrive à la description des maisons près desquelles se trouve le solar. Ainsi le solar du nº 54 paraît être celui qui est déjà décrit au nº 36; celui du nº 59 paraît être celui qui est déjà décrit au nº 41.
M. Fidel Fita a déjà proposé un certain nombre d'identifications dans les noms de personnes, nous proposons aussi les identifications suivantes:
Alhalle du nº 82 doit être Joseph Alhalle des nos 52, 53.
Abraham Alcaal, du nº 58, doit être Abraham Alleial, nº 64, et par suite, l'Abraham du nº 65.
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Çag, frère de Levi, nº 65, pourrait bien être Çag aben Héni du nº 61.
Mossé Alahem, nº 33, est sûrement Mossé Cohen, nº 32.
Cid, nos 44, 45, 70, 87, est Cidiello Alfayate, nº 88.
Haym Halucan, nº 68, est Aben Hayn, nº 66.
Iza Halhayl, nº 31, est Ismel Hallayn, nº 30.
Vellocid, nos 15 et 19, est Velocid Ballestero, nº 78.
Samuel, nos 2 et 14, est Samuel Hodeida, nº 13.
Yuçaf, nº 71, est Yuçaf Abez, nº 70.
Il est clair que Çarrag et Barrach, Çabbay et Çarbay, sont les mêmes noms.
A notre avis, la liste contient 93 maisons, sans les solar et les establia, plus les propriétés de la communauté juive, qui sont: deux synagogues, la casa de la merced et la fondiga de la farina.
Par suite de l'insuffisance des indications, il est extrêmement difficile de se faire, à l'aide du document, une idée claire du plan de la juiverie. Voici cependant quelques notes qui pourront aider à débrouiller la matière.
A. Le cadastre décrit d'abord un pâté de maisons comprenant les nos 1 à 14, plus les nos 80 et 82. Il le décrit en descendant la rue, daus l'ordre où elles se suivent (nos 1 à 5 probablement); puis, il tourne la rue et la remonte, jusqu'à ce qu'il revienne au point de départ (nos 14, 80, 82).
Le tableau suivant peut donner une idee approximative du procédé.
1 | 80 | 82 14 |
2 | Samuel Hodeida | |
3 | 13 | |
4 | 12 | |
5 | 11 | |
etc. | etc. |
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B. Un second groupe de maisons est décrit de la même façon, mais plus irrégulièrement, daus les nos 15 à 31. A ce point est la alfondiga de la farina, et l'auteur fait un crochet pour décrire le bloc de maisons qui s'y rattache; son vrai chemin eût été de continuer par les nos 76 à 78, qui l'auraient ramené au point de départ.
C. Les nos 32 à 34 contiennent précisément ce groupe de maisons qui se rattachent à la alfondiga de la farina, et dont nous venons de parler. La description de ces numéros forme également cercle et le nº 39 revient au point de départ.
D. Les nos 40 à 52 décrivent un groupe de maisons qui se suivent sur une même ligne, et qui ont pour confronts de derrière, à l'origine (nº 40 et suivant), les nos 75 à 70, et, par suite d'un accident dans la disposition des maisons, les nos 83, 87 et 90, qui sont derrière les maisons des nos 43 à 45; les maisons nos 46 à 52 de la première ligne n'ont point, sur le derrière, de ligne parallèle de confronts.
E. Les nos 53 à 64 forment un groupe qui, d'un côté, se rattache au nº 52, et, d'autre part, a pour centre la maison nº 53. La rue fait probablement un coude aux nos 52-53.
F. Les nos 65 à 69, probablement disposés sur deux lignes de confronts parallèles, se rattachent, encore par un coude, à ce qu'il semble, au nº 64, et, par les nos 65, 69 (auquel il faut joindre 81, Jamilla), ils viennent rejoindre le point de départ de toute la description (Barzallaï, nos 1, 2, 80; Polgar, nos 14, 82; Castellano, Lévi, Jamilla, nos 68, 69, 81, 53).
G. Les nos 70 à 75 sont, comme nous l'avons dit, les confronts de derrière des nos 40 à 43 (daus le groupe D).
H. Les nos 76 à 78 sont, comme nous l'avons dit également, les confronts de derrière des nos 15 et suivants (groupe B).
I. Les nos 19 à 84 sont disposés auprès de la Casa de la merced (Bienfaisance) et c'est pour cela qu'ils sont réunis ici, mais ils appartiennent tous, plus ou moins, à un des groupes précédemment décrits. Le nº 83 doit être rapproché des nos 45 à 48 (dans le groupe D).
J. Nous ne savons où placer les nos 85 et 86, qui forment un petit groupe à part.
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K. Enfin, les nos 87 à 90 sont décrits à part, parte qu'ils se trouvent près de la porte de la juiverie, mais ils appartiennent au groupe D, précédemment décrit.
On voit qu'en réalité, ce cadestre décrit six groupes de maisons, qui sont nos groupes A à F.
Autant que nous pouvons en juger, le groupe D, d'un côté, et le groupe E-F, d'autre part, formaient ensemble un coude qui venait s'insérer à l'angle du groupe A, à l'endroit où celui-ci portait la maison d'Abraham Polgar (nos 14, 82).
Les deux groupes B, C, formaient probablement entre eux un coude, où se trouvait la fondiga de la farina. Rien n'indique où il faut placer, relativement aux autres maisons, ce groupe B-C.
Il y avait une synagogue à l'extrémité extérieure du groupe D, et une autre au commencement du groupe B. Si, contrairement à ce que nous pensons, la synagogue du groupe B était la même que celle du groupe D, il est clair que la place des groupes B-C serait trouvée.
Il y a eu, à ce qu'il semble, deux maisons de la Bienfaisance (Casa de la merced), l'une au centre de A, l'autre au haut de A, à l'endroit où les groupes E-F venaient rejoindre le groupe A.
Isidore Loeb.
Gutiérrez
en su
Historia y Anales de la ciudad de
Xerez57 cita un diploma de Alfonso XI (Sevilla, 30 Diciembre 1332),
que decía: «É otrosí, porque los dichos vuestros
mandaderos me mostraron el traslado de un privilegio del rey don Sancho, mi
abuelo, en que tuvo por bien que los
judíos de Xerez no den portazgo
en ningun lugar de los reynos, é que ayan la gracia que los christianos
é vecinos é moradores de Xerez, pidiéronme por merced
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En el archivo municipal de Jerez, que acabo de explorar, no encuentro ese diploma, ni los dos por él referidos; pero sí, en cambio, el que despachó en Sevilla59 el rey D. Sancho (viernes, 6 Setiembre 1286), otorgando á «dos christianos, que son vecinos é moradores en la villa de Xerez, que non den diezmos ó portazgos, ni otro derecho alguno, en todos los logares de nuestro reyno, de quanto compraren é de quanto vendieren, nin de alguna de sus cosas que truxieren é llevaren, así por mar como por tierra.»
Sepan
quantos esta carta vieren commo yo don yuçaff al levi, Almoxarife de
sevilla,
sobrino de don samuel al leví tesorero
mayor de nuestro señor el Rey, por razón que los Alcalles
ó el alguazil é omes bonos del conçejo de xerés de
la frontera, me tomaron en la dicha villa setenta é nueve cafises
é quatro fanegas de trigo, que yo tenía en la dicha villa,
é lo dieron é entregaron á sancho yénigues é
á Alfonso ferrandes jurados é vesinos de la çibdat de
Algesira por basteçimiento de la dicha çibdat, por quanto era
mucho mester para serviçio de nuestro señor el Rey, por la qual
razón los Alcalles, é el Alguazil, é los cavalleros
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É para todo esto tener é guardar é conplir en la manera que dicha es obligo á mis bienes61.
Fecha la carta en sevilla, veinte é siete dias del mes de Noviembre, Era de mill é tresientos é noventa é tres años.
Yo ferrant martines, escrivano de Sevilla, la escriví et sotscreví.-Yo Gonçalo peres, escrivano de Sevilla sotscreví.-Et yo martín Gonsales, escrivano público de Sevilla, la fis escrivir é fis en ella mio sig†no é sotscreví.
A partir del documento anterior
(año 1355) hasta un siglo más tarde (1459), faltan casi por
entero las memorias judiegas en el archivo municipal de Jerez. Escasean durante
este promedio los documentos sueltos, así como las actas de sesiones
ó
Libros de los fechos del cabillo, que se
trazaban y distinguen por años, siendo el más antiguo el de 1409,
del cual tan solo han quedado cuatro
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Acta del 2 de Julio, 1459.-Fol. 75 r.-76 r.
Lunes, dos dias del mes de Jullio,
año de mill é quatrocientos é çinquenta é
nueve años, en la casa68
se llegaron á cabillo los
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El conçejo, alcaldes mayores é alguasil mayor, é los trese cavalleros Regidores de la noble çibdad de xeres de la frontera, que avemos de ver é ordenar fechos é fasienda del dicho conçejo por nuestro Señor el rey:
Por
quanto la noblesa de las çibdades é villas es ser hedificados
é labrados é fechos en ellas hedefiçios é labores
de nuevo, espeçial en los logares esentos é despoblados, é
onde ningunos hedeficios ay, por que en ellos ayan más vesinos, é
pechen é sirvan al rey nuestro Señor, é porque es dado
[é] es cosa convenible que toda çibdad é villa faga
graçias é merçedes, en espeçial [á] aquellos
que le sirven é son personas que con las merçedes que les fueren
fechas mayor deseo avrían de servir; é por quanto vos,
bartolomé ferrandes de la catalana, morador desta çibdad en la
collaçión de Sant miguell, así el dicho69 vuestro padre, en el tienpo que bivió, como vos
fesistes çiertos serviçios á esta çibdad, de que
vos es en grant merçed é vos, el dicho bartolomé
ferrandes, según quien soys continuaredes en servir más de
aquí adelante á esta çibdad; por ende, por la presente vos
fasemos merçed é graçia é donaçión,
agora é para sienpre jamás, de un pedaço de tierra calma,
que es al salido de la puerta del real, en la collaçión é
arraval de Sant Miguell,
al camino que va de la dicha puerta del real
á Santo Domingo, que es en medio de los dos caminos, el uno que va
al dicho
fonsario70 é el otro que va al dicho
monesterio de Santo domingo, que comiença la frente primera del dicho
solar en frente de las dies almenas del lienço baxo de la barvacana
desta çibdad, como vuelve ó torna la dicha barvacana, orde
paresçe el dicho monesterio de Santo domingo, é es en frente
é derecho de una esquina del palaçio nuevo, que tiene agora fecho
pero ferrandes de medina, vaqueriso, que va en árbol derecho, quedando
calle abierta á la una parte, é á la otra, fasta un
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Fecha dos dias del mes de Jullio, año del nasçimiento del nuestro Salvador ihesu christo de mill quatroçientos é çinquenta é nueve años.
Garçía de ávila, yñigo lopes, ferrand alfonso alcayde, gedeón de finojosa, pedro de Sepúlveda, Johannes [de] vargas, gomes peres, álvar nuñes, ferrando de çorita.-Gonçalo Román, escrivano público.
Por las afrontaciones que describe este documento se ve claro que el fonsario, ó cementerio hebreo se hallaba extramuros de la ciudad, enfrente de la Judería entra las puertas del Real y la de Sevilla. Al camino de ronda exterior de la muralla, hoy calle Larga, bajaban, ó se entroncaban otros dos: el del convento de Santo Domingo, ó calle de Bizcocheros, prolongada hacia el oriente por la de Calderón y Plaza Quemada; entre la cual plaza y la calle de Arcos, que es el otro camino, se tiende ahora la expresiva calle del Honsario.
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En la noble çibdad de xerés de la frontera, miércoles quatro dias del mes de Jullio, año del nasçimiento de nuestro Salvador ihesu christo de mill é quatroçientos é çinquenta é nueve años, á ora de terçia, estando ayuntados en cabilldo dentro en la casa de cabillo desta çibdad los honrados Señores garçia de ávila é yñigo lopes, Regidores é alcaldes mayores desta çibdad en el ofiçio del magnífico é noble Señor don Juan pacheco marqués de villena, mayordomo mayor del rey nuestro Señor é su corregidor é Justiçia mayor en esta çibdad, é el jurado Juan ferrandes de torres alguasil mayor desta çibdad, é de los Regidores della por el dicho Señor Rey el alcayde ferrand alfonso é diego martines de ávila, é el bachiller Juan de villa viçençi, é bartolomé Nuñes de villa viçençi, é Gedeón de finojosa, é ferrand de çorita, é pedro de Sepúlveda, ó Juan riquel y gomes martines peres patiño, é de los Jurados desta çibdad francisco de vera, é pedro Camacho, é Juan toçino, é Juan de vargas, é Juan garçia de xeres, é alfonso dias, en presençia de mí gonçalo Ramón, escrivano público desta çibdad de xerés é escrivano mayor del conçejo della, venieron al dicho cabillo yuçef de paredes é symuel corcós, Judíos, veçinos desta çibdad, por sí é en nonbre de los Judíos del aljama desta çibdad, é presentaron á los dichos Señores alcaldes mayores, é alguasil mayor, é Regidores, é Jurados un escripto de requerimiento, que luego les fué leydo delante; é el su thenor es este que se sigue:
Señores, conçejo, alcaldes
mayores é alguasil mayor é Regidores
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Et el dicho escripto de requerimiento leydo, los dichos yuçef de paredes é Symuel corcós presentaron á los dichos Señores alcaldes mayores é alguasil é Regidores é Jurados un traslado de una carta de nuestro Señor el Rey, escripto en papel, é firmado é signado de escrivano público; quel su thenor es este que se sigue:
«En la
çibdad de ávila, estando ende la corte de nuestro Señor el
Rey, é los del su Consejo, dose dias del mes de desiembre, año
Don enrrique, por la graçia de dios Rey de castilla, de leon, de toledo, de gallisia, de Sevilla, de córdova, de murçia, de Jahén, del Algarbe, de algesira, é Señor de biscaya é de molina, á los duques, prelados, marqueses, condes, ricos omes, maestres de las órdenes priores, comendadores é subcomendadores, alcaydes de los castillos é casas fuertes é llanas, é á todos los conçejos é asistentes, é corregidores, alcaldes, merinos, alguasiles, Jurados, Regidores é cavalleros, escuderos, ofiçiales é omes buenos de todas las çibdades é villas é logares de los mis Regnos é Señoríos, así Realengos como abadengos, é órdenes é Señoríos é behetrías, é otros cualesquier, é á todas otras é otras cualesquier personas, mis vasallos é súbditos é naturales, de cualquier estado é condición, preheminençia ó dignidad que sean, é á cada uno de vos á quien esta mi carta fuere mostrada, ó su traslado signado de escrivano público, salud é graçia. Sepades que Santó A[l]pullate de alcalá, en
nombre é como procurador de las aljamas de los Judíos de los
dichos mis Regnos é Señoríos, me fes
relaçión desiendo que en algunas çibdades é villas
é logares de los dichos mis regnos é Señoríos,
algunos de vos, los dichos prelados é omes poderosos, é personas
religiosas, é conçejos ó comunidades, é otras
personas, vos avedes levantado é queredes levantar contra algunas de las
dichas aljamas á les
tomar por fuerça é contra su
voluntad sus synogas é casas de oraçión, é sus
posesiones é enterramientos71; é que
los queredes Por que, vos
mando á todos é á cada uno de vos en vuestros logares
é juredeçiones que non tomedes nin consintades tomar á las
dichas aljamas é Judíos dellas, ni á algunos dellos, las
dichas sus synogas é casas de oración, nin sus
enterramientos74, nin posesiones, por
fuerça é contra su voluntad, antes los defendades é
anparedes en todo ello, é non vos movades, nin tentedes, nin
consintades, nin dedes logar á los robar, nin tomar cosa alguna de lo
suyo, ni á les facer otros males nin dampnos injusta ni indevidamente,
ni á los apartar nin facer contra ellos estatutos ni ordenanças,
ni ynovaciones algunas sin aver primeramente para ello mi espeçial
mandado; é si algunas cosas de lo susodicho avedes fecho é
asentado á facer, ó fuere fecho ó tomado ó inovado
contra ellos, ó contra alguno dellos, que lo dedes é restituyedes
luego, é lo desfagades é revoquedes é tornedes al primero
estado en que estava antes que vos moviésedes á lo así
faser; ca yo por la presente lo revoco e anullo todo, é do por ninguno
é de
Dada en la muy noble çibdad de córdova, veynte é ocho días de mayo, año del nasçimiento del nuestro Señor ihesu christo de mill é quatroçientos é çincuenta é çinco años.-Yo el Rey.-Yo el doctor ferrand dias de toledo, oydor é refrendario del Rey é su secretario, la fice escrivir por su mandado.-Registrada, álvar muñós martín. La qual dicha carta del dicho Señor Rey presentada
é leyda en la manera que dicha es, luego el dicho Santó alpullate
dixo que, por quanto las dichas aljamas é Judíos dellas, é
él en su nonbre, se entendían aprovechar de la dicha carta para
la enviar mostrar é presentar en algunas partes donde les era
conplidero, é que si la dicha carta original levase ó enviase,
que avía reçelo que se
É desto, en como pasó, el dicho Santó alpullate pidió á mí el dicho escrivano que gelo diese así por testimonio signado con mi signo para guarda del derecho de las dichas aljamos, é Judíos dellas, é suyo en su nombre; ó yo dile ende este, que fué fecho é pasó en la dicha çibdad de ávila ante dicho alcalde, dia é mes é año sobredicho. Testigos, rogados, que á esto que dicho es
fueron presentes, Juan sanches de arévalo escrivano de la
Justiçia, é diego de la Vega, é Sancho de úbeda,
alguasiles del dicho Señor Rey. Yo, pero garçía de
Salamanca, escrivano de nuestro Señor el rey é su notario
público en la su corte é en todos los sus regnos é
Señoríos, fuí presente á lo que dicho es, en uno
con los dichos testigos
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É el dicho traslado de carta del dicho Señor Rey presentado, los dichos Señores alcaldes mayores é alguasil é Regidores é Jurados en respondiendo dixeron que obedesçían é obedesçieron la carta del dicho Señor rey, en el dicho traslado encorporada, con la mayor é mas devida reverençia que podían é devían, como carta é mandado de su rey é Señor natural; é en cuanto al conplimiento que verían todo lo sobredicho é responderían lo que con derecho deviesen.
É luego el dicho bartolomé
Nuñes Regidor dixo, en respondiendo á lo sobredicho, que
obedesçía la dicha carta del dicho Señor Rey en el dicho
traslado encorporada, segund que obedescido la avía; é en el
cunplimiento que la conplía en todo é por todo segund quel dicho
Señor rey por ella lo manda, é en cunpliéndola, que era en
que á los dichos judíos fuese guardada la posesión del
dicho fonsario, é que les non fuese tomado nin enbargado por ningunas
personas; é si alguna merced de solar era fecha en el dicho fonsario
á bartolomé de la catalana, ó á otras personas, que
aquella era en que se revocase é adnullase; é quél por su
voto la revocava é anullava; é que requería é
requerió á los dichos alcaldes é alguacil é
Regidores é Jurados que fuesen en cunplimiento de la dicha carta del
dicho Señor rey é requerimiento de suso presentado, é
revocasen qualquier merçed ó donaçion, quellos del dicho
solar oviesen fecho al dicho bartolomé; é si lo fisiesen, que
farían bien é cunplirían mandado del dicho Señor
Rey; en otra manera, que incurriesen en las penas contenidas en la dicha carta
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É los dichos diego martines de Ávila é Juan riquel Regidores en respondiendo dixeron que cumplían la dicha carta del dicho Señor rey, é daran á ella la respuesta sobredicha, quel dicho bartolomé Nuñes Regidor de suso avía dado; é asimismo al requerimiento que con ello les fue fecho por parte de los dichos Judíos, é que aquella mesma arían por dar segund é en la quel dicho bartolomé Nuñes avía dado.
É despues desto, viernes seys dias del dicho mes de
Jullio, é del año sobredicho del Señor de mill é
quatroçientos é çincuenta é nueve años,
á ora de terçia, estando ayuntados en cabildo, dentro en la dicha
casa del cabillo desta çibdad, los dichos Señores garçia
de ávila é yñigo lopes Regidores é alcaldes mayores
desta çibdad, é el Jurado Juan ferrantes de torres alguacil
mayor, é de los Regidores fiesta çibdad el alcayde ferrand
alfonso é Juan riquel, é ferrand de çorita é pedro
de Sepúlveda, é gedeón de finojosa é Juan de villa
viçençi, é gomes peres patiño, é de los
Jurados desta çibdad Juan Nuñes, é antón bernal, e
francisco de vera, é pedro de vargas, é diego de finojosa,
é françisco lopes, é pedro camacho, é alfonso diaz,
é diego garcía de xerés, en presençia de mi el
dicho gonçalo Román escrivano público é escrivano
mayor del conçejo, los dichos alcaldes mayores é alguasil
é Regidores [é Jurados] respondiendo á la dicha carta del
dicho Señor rey en el dicho tratado encorporada, é requerimiento
que con ella fisieron los dichos yuçef de paredes é Symuel
corcós. Judíos, en nombre del aljama de los Judíos desta
çibdat, é dixeron que obedesçían é
obedesçieron la dicha carta del dicho Señor rey con la mayor
é más devida reverençia que podían é
devían, como carta é mandado de su Rey é Señor
natural; é en el cumplimiento, que la cumplían en todo é
por todo, segund en la manera
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E de todo esto, en como pasó, yo el dicho gonçalo Román, escrivano público, dí á los dichos yuçef de paredes é symuel corcós este testimonio, firmado de mi nombre é signado con mio signo. Testigos Juan ferruz é Antón franco escrivano del Rey, é el bachiller diego martines de los doblas.
Los conatos de incautación, dirigidos contra el procomunal de los hebreos en todos los reinos de Castilla, y fuertemente represados en Jerez, como se ha visto, obtuvieron, no obstante, resultado eficaz el año siguiente. No hay que pensar que el edicto de 1492 fuese un golpe de mano, ó de Estado, tan absoluto que careciera de precedentes, ó no estuviese preparada su manifestación como el incendio de una casa por los primeros chispazos que despide.
Veno Juan buñuelo, adalid
desta çibdad, é dixo que pues esta çibdad le avía
mandado venir á esta çibdad é le avía tomado por su
adalid, que le fiziesen merçed de un solar para faser unas casas al
fonsario de los Judíos,
allí donde esta çibdad entendiese que le cunplía. É
los dichos Señores, corregidor é Regidores é Jurados
dixeron quel dicho Juan buñuelo adalid, pues era adalid
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En jueves v[eynte] é siete días del dicho mes de março de mill é quatrocientos é sesenta años.
En este día jueves, en la tarde, alfonso núñez de villa
viçençi Regidor, por virtud del mandamiento sobredicho é
poder por esta çibdad á él dado, fue al
fonsario de los Judíos; é
estando en él alfonso martines alarife en presençia de mí
el dicho gonçalo Román escrivano público, veno ende el
dicho Juan buñuelo adalid; é dixo quel solar, que él
pedía á esta çibdad, era entre los caminos, el uno que va
al
plado de perlirón, é el
otro que va al camino que va á la puerta de Sevilla. É luego
vinieron ende
yuçaf de paredes é Santó
corcós é Jacó francés, Judíos, é
fablaron con el dicho alfonso núñez çerca del dicho solar;
é dixeron que á la aljama plase, é á ellos en su
nombre, que aquel solar que á la cibdad plasía de dar al dicho
Juan buñuelo adalid, de gelo ellos dar por serviçio desta
çibdad, é por tal que esta çibdad de aquí adelante
non diese en el dicho fonsario otro nin otros solares algunos, é los
favoresçiesen con justiçia. É luego el dicho alfonso
nuñes, en fas de los sobredichos, é de los dichos Judíos,
amojonó el dicho solar; el qual va desde un mojón que está
fecho çerca del camino que va al dicho plado77 en derecho de un esquina de una casa
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Viernes dos dias del mes de mayo año de mill é quatroçientos é sesenta años.
Se llegaron á cabillo el honrrado cavallero gonçalo de ávila corregidor é Justiçia mayor, é de los Regidores garçia de ávila é yñigo lopes é ferrando de çorita é Juan de villa viçençi, é Alfonso nuñes, é de los Jurados Juan ferrandes de torres é pedro de vargas, é diego gil é Juan garçía de xeres...
Venieron al dicho cabillo symuel corcós ó otros Judíos, é en nombre del aljama de los Judíos desta çibdad mostró é presentó á los dichos Señores corregidor é regidores é Jurados una carta escripta en pergamino de cuero, firmada é señada de escrivano público é un escripto de requerimiento, que su tenor de todo es este que se sigue80.
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É presentado lo sobredicho, pidió antel dicho escrivano público que de lo que de suso avía presentado le diese testimonio en pública forma.
É los dichos Señores corregidor é Regidores é Jurados en respondiendo dixeron que obedesçian é obedesçieron la dicha carta del dicho Señor Rey, en el dicho traslado encorporada, con la mayor é más devida Reverençia que podían é devían, como carta de su rey é señor natural; é quanto al conplimiento della mandaron que los letrados desta çibdad, diego de galdames liçençiado é el bachiller diego martines de las doblas, vean las dichas escrituras, é les fagan relaçión de lo que con justiçia devan faser.
É luego el dicho simuel corcós mostró é presentó á los dichos Señores corregidor é Regidores é Jurados una carta de nuestro Señor el rey, escrita en papel, firmada de su nombre é sellada con su sello de la poridad de çera colorada en las espaldas, que luego fue leyda; é su tenor es este que se sigue.
É la dicha carta del dicho Señor rey é escripto de requerimiento presentado, el dicho simuel corcós pidió é requirió á los dichos Señores que cumpliesen la dicha carta del dicho Señor rey en todo é por todo; de que pidió testimonio á mí el dicho gonçalo román escrivano público.
É los dichos Señores corregidor é regidores é Jurados obedesçieron la dicha carta del dicho Señor Rey con la mayor é más debida Reverençia que podía é devía81; é en el cunplimiento pidieron della traslado, é que responderían.
Sobre lo qual luego el dicho corregidor dixo
á los dichos Señores que era verdad que por parte de Juan de
belmonte, Jurado de Sevilla, le ovo seydo presentada una carta del dicho
Señor Rey sobre razón de los logros82; é que él se ynformara si atanían
á daño de alguna persona, é que non falló que
á persona viniese perjuisio en la él reçebir, salvo
solamente á él ó á la justiçia que él
exerçía; é porque
la dicha carta solamente fablava con él
commo Justiçia, é que la avía conplido, é que
por parte del
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Sobre lo qual los dichos Señores corregidor é regidores é Jurados mandaron que vean los dichos letrados la dicha carta del dicho Señor Rey, presentada por los dichos Judíos, é el dicho escripto de Requerimiento, é que fagan relación dello á xerés83 é de lo que deve responder.
Veno bartolomé, fijo de pero ferrandes de la catalana, é presentó á los dichos Señores corregidor é regidores é Jurados una petiçión sobre el solar, que dixo que xerés le ovo dado en el fonsario de los Judíos, en que dize que quiere hedeficar, é labrar en el dicho solar, que gelo notifica é fase saber. El tenor de la qual petiçión es este que se sigue.
É presentada, los dichos Señores corregidor é regidores é Jurados dixeron84 que, pues esta çibdad le fiso merçed del dicho solar, que le sea guardada la dicha merçed.
Hasta el año 1471, á partir del 1460, faltan los libros de actas, correspondientes á 1461, 1462, 1465 y 1469. De este último sacó Gutiérrez85 un dato precioso á nuestro intento.
«Este año (1469) hizo merced el Rey á Martín de
Vera, hijo del alcaide Pedro de Vera, del castillo y casa del Berrueco, que
está junto á Medina86 y es término de Xerez, con 100
caballerías de tierra en su contorno, junto con el sitio del
Fonsar viejo de los judíos, que
comenzaba en la huerta de San Francisco y
llegaba hasta la de Santo Domingo, que hoy son calle Larga, de Santa
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Entre los años 1472 y 1480 han perecido todos los libros intermedios.
13 Febrero 1479.-Gutiérrez, tomo III, pág 129
Enrique III no echó á los judíos
de España. Bajo su reinado hubo de alcanzar la catástrofe de 1391
á la aljama de Jerez; y por ventura esta sinagoga, la más antigua
de las dos que señala el
Repartimiento de 1266, había
atravesado todo el período árabe y subsistido durante la
dominación visigoda88. Antes de que
espirase el siglo XIV, la vieja sinagoga amagaba ruina y se había hecho
inhabitable; lo cual quizá la privó de la suerte que tuvieron
algunas de sus hermanas en Sevilla, Toledo y Segovia, aplicándose al
culto cristiano. El destrozo y la mengua que á la sazón
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Fidel Fita.
